Lettre de Jean Le Myre de Vilers à son père du 18 avril 1893

(©ANOM)

Transcription textuelle

Mon cher papa,

Rien de bien nouveau, d'ailleurs vous êtes mieux renseigné par M. Pavie qui ne me met pas dans le secret des dieux, et je préfère vous donner mes idées personnelles par le courrier qu'emportera bientôt la valise. Votre nom doit certainement attirer l'attention et donner de rudes envies de savoir ce que l'on peut vous raconter. Tout ça se traîne lamentablement. Le pauvre petit Lutin est toujours devant la légation et je crois que tous ces messieurs voudraient bien recevoir l'ordre de rallier Saïgon. Ils en ont assez, je crois. Ce que je trouve merveilleux ce sont les hommes qui ne sont pas descendus à terre depuis un mois et demi.
La chaleur devient insupportable et j'en souffre horriblement et l'on prétend que c'est bien plus agréable que Saïgon.
Au revoir, mon cher papa, je préfère attendre le J.B. Say pour vous écrire longuement.
Je vous embrasse de tout cœur.

Je vous envoie cette lettre que je viens de recevoir. C'est un de mes anciens adjudants de Chartres, un boy serviteur retraité. Si vous pouvez faire ce qu'il demande je vous en serais bien reconnaissant.
Je vous embrasse encore mon cher papa.

Mon cher papa,

Rien de bien nouveau, d'ailleurs vous êtes mieux renseigné par M. Pavie qui ne me met pas dans le secret des dieux, et je préfère vous donner mes idées personnelles par le courrier qu'emportera bientôt la valise. Votre nom doit certainement attirer l'attention et donner de rudes envies de savoir ce que l'on peut vous raconter. Tout ça se traîne lamentablement. Le pauvre petit Lutin est toujours devant la légation et je crois que tous ces messieurs voudraient bien recevoir l'ordre de rallier Saïgon. Ils en ont assez, je crois. Ce que je trouve merveilleux ce sont les hommes qui ne sont pas descendus à terre depuis un mois et demi.
La chaleur devient insupportable et j'en souffre horriblement et l'on prétend que c'est bien plus agréable que Saïgon.
Au revoir, mon cher papa, je préfère attendre le J.B. Say pour vous écrire longuement.
Je vous embrasse de tout cœur.

Je vous envoie cette lettre que je viens de recevoir. C'est un de mes anciens adjudants de Chartres, un boy serviteur retraité. Si vous pouvez faire ce qu'il demande je vous en serais bien reconnaissant.
Je vous embrasse encore mon cher papa.

Mon cher papa,

Rien de bien nouveau, d'ailleurs vous êtes mieux renseigné par M. Pavie qui ne me met pas dans le secret des dieux, et je préfère vous donner mes idées personnelles par le courrier qu'emportera bientôt la valise. Votre nom doit certainement attirer l'attention et donner de rudes envies de savoir ce que l'on peut vous raconter. Tout ça se traîne lamentablement. Le pauvre petit Lutin est toujours devant la légation et je crois que tous ces messieurs voudraient bien recevoir l'ordre de rallier Saïgon. Ils en ont assez, je crois. Ce que je trouve merveilleux ce sont les hommes qui ne sont pas descendus à terre depuis un mois et demi.
La chaleur devient insupportable et j'en souffre horriblement et l'on prétend que c'est bien plus agréable que Saïgon.
Au revoir, mon cher papa, je préfère attendre le J.B. Say pour vous écrire longuement.
Je vous embrasse de tout cœur.

Je vous envoie cette lettre que je viens de recevoir. C'est un de mes anciens adjudants de Chartres, un boy serviteur retraité. Si vous pouvez faire ce qu'il demande je vous en serais bien reconnaissant.
Je vous embrasse encore mon cher papa.

Mon cher papa,

Rien de bien nouveau, d'ailleurs vous êtes mieux renseigné par M. Pavie qui ne me met pas dans le secret des dieux, et je préfère vous donner mes idées personnelles par le courrier qu'emportera bientôt la valise. Votre nom doit certainement attirer l'attention et donner de rudes envies de savoir ce que l'on peut vous raconter. Tout ça se traîne lamentablement. Le pauvre petit Lutin est toujours devant la légation et je crois que tous ces messieurs voudraient bien recevoir l'ordre de rallier Saïgon. Ils en ont assez, je crois. Ce que je trouve merveilleux ce sont les hommes qui ne sont pas descendus à terre depuis un mois et demi.
La chaleur devient insupportable et j'en souffre horriblement et l'on prétend que c'est bien plus agréable que Saïgon.
Au revoir, mon cher papa, je préfère attendre le J.B. Say pour vous écrire longuement.
Je vous embrasse de tout cœur.

Je vous envoie cette lettre que je viens de recevoir. C'est un de mes anciens adjudants de Chartres, un boy serviteur retraité. Si vous pouvez faire ce qu'il demande je vous en serais bien reconnaissant.
Je vous embrasse encore mon cher papa.