Voyageur et naturaliste, Henri Mouhot visite la Russie et la Pologne où il passe douze ans à enseigner le français. Il épouse la nièce de Mungo-Park, grand voyageur écossais. La lecture d'ouvrages sur le Siam dont celui de Mgr Pallegoix le pousse vers l'Indochine. Soutenu par la Société de géographie de Londres, il arrive au Siam en 1858 ; à partir de Bangkok il va rayonner. Il visite la vallée de la Ménam, Ayouthia, gagne le Cambodge par le golfe de Chantaboun et Kampot, atteint Phnom Penh. En janvier 1860 il arrive à Angkor-Vat. En 1861 il part pour le Laos, est reçu par le roi de Luang Prabang, tente quelques reconnaissances autour de la ville. Epuisé, il meurt victime de la fièvre des bois. Il est inhumé par ses compagnons indigènes sur les bords du Nam Kam. Pavie lui fit construire un monument durable. Son récit paru dans le Tour du monde après sa mort va attirer l'attention de l'Europe sur Angkor.