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L'INDOCHINE AVANT PAVIE

Le Cambodge et le Laos avant Pavie

Le Cambodge

L'Etat khmer qui connaît un long déclin depuis le XVe siècle est l'objet de convoitises de la part de ses deux voisins le Siam et le Vietnam depuis le XVIIe siècle. Entre 1834 et 1841, la cour de Hué à laquelle le Cambodge a déjà cédé ses provinces du delta du Mékong renforce sa politique d'annexion, ce qui provoque un soulèvement populaire en 1845 et une nouvelle guerre contre le Siam, qui se solde par un traité plaçant le Cambodge sous condominium vietnamo-siamois. Pour prévenir la division de son royaume, le souverain khmer fait alors appel aux Français. Après l'échec d'une première négociation en 1853, la France qui s'intéresse au Cambodge pour sécuriser sa position en Cochinchine et pour s'assurer la possession de la basse vallée du Mékong signe le 11 août 1863 un traité de protectorat. Le roi Norodom 1er conserve une relative autonomie jusqu'en 1884, date à laquelle est signé un traité qui permet désormais à l'administration française de contrôler le Cambodge et d'entreprendre des réformes radicales censées ouvrir le commerce à l'Occident.

Le Laos

Depuis la fin du XVIIe siècle et à la suite de querelles dynastiques, le royaume du Lan Xang (« pays du million d'éléphants ») est divisé en plusieurs principautés qui tombent rapidement sous influence siamoise : Vientiane au centre et Champassak au sud dès 1768, Luang Prabang au nord à partir de 1795. Au XIXe siècle le Laos, déjà terrain d'une lutte d'influence entre le Vietnam et le royaume siamois, devient à partir des années 1890 un enjeu pour les puissances européennes dans leur course à la maîtrise des routes commerciales vers la Chine méridionale. Les Anglais installés en Birmanie depuis les années 1820 souhaitent barrer la route du haut Mékong aux Français. La France veut quant à elle protéger les frontières occidentales de ses possessions indochinoises. Les années 1893-1907 sont marquées par une série de traités franco-anglais destinés à préciser les zones d'influences de chacun des partis.