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L'INDOCHINE AVANT PAVIE

Le temps des explorations

Le naturaliste Henri Mouhot ouvre l'un des premiers la voie des explorations en parcourant le Siam, le Cambodge et le Laos entre 1858 et 1860. Il révèle aux Occidentaux les ruines d'Angkor avant de progresser jusqu'à Luang Prabang dans le royaume lao alors sous protectorat siamois, où il meurt de la fièvre jaune et de privations en 1861. Cinq ans plus tard, Ernest Doudart de Lagrée, brillant officier de marine et artisan du protectorat français au Cambodge, est désigné par le gouverneur de Cochinchine, pour conduire une mission de reconnaissance scientifique sur le Mékong. Le grand fleuve indochinois apparaît alors comme une voie d'accès privilégiée au sud de la Chine tant convoitée. L'expédition comprend le commandant Francis Garnier, le photographe Emile Gsell et le dessinateur Louis Delaporte, futur directeur du musée indochinois du Trocadéro à Paris. Les explorateurs rapportent une moisson de photographies, de dessins et de rapports, mais les rapides de Kratié empêchent toute progression vers l'amont. La démonstration de l'impraticabilité du Mékong étant faite, les explorateurs se tournent alors vers le Fleuve rouge (Sông Koi) qui relie Hanoï à la riche province chinoise du Yunnan. C'est en repérant son cours que Doudart de Lagrée meurt en 1868. Son second Francis Garnier rejoint Shangaï par le Yangzi Jiang (Grand Fleuve).

Les voyages de Jules Harmand marquent la fin de cette période d'explorations. Médecin militaire et membre, dès 1873, d'une expédition archéologique au Cambodge dirigée par Louis Delaporte, Harmand effectue cinq voyages entre 1875 et 1877. Dans le sud-ouest des grands lacs du Cambodge et au Laos, il cherche à remonter le cours du Mékong le plus loin possible et atteint les hautes terres de l'Annam méridional où il entre en contact avec les populations montagnardes.