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LE CAMBODGE

Les débuts de Pavie

Au fur et à mesure de l'occupation d'un pays par les troupes françaises, il faut pouvoir communiquer rapidement. Les premières lignes du télégraphe ont donc été construites par le corps expéditionnaire de Cochinchine. Parmi les agents du service des télégraphes, arrivés dès 1861, il y a Charles Lemire, plus tard résident en Indochine, et Raphaël Garcerie, l'ami très cher de Pavie. Dix ans après, on compte 1200 kilomètres de lignes, 22 bureaux ouverts à la correspondance officielle et privée. La mission télégraphique apportera sans compter son concours aux militaires et, souvent appelée au cœur des expéditions, paiera un lourd tribut humain.

Pavie entre en octobre 1869 au service télégraphique d'Indochine comme agent auxiliaire stagiaire. Après un retour en France pour participer à la guerre de 1870 il est nommé à Longxuyen, à Hatien, puis à Chaudoc. Très affecté par le climat, il revient en France en octobre 1873. Il est de constitution physique assez faible, lit-on dans sa fiche individuelle. Mais c'est un « employé consciencieux, exact et travailleur », ayant une tenue personnelle et une conduite « très bonne », [qui] « a fait un service dévoué pendant 4 ans ». Pavie passe le concours d'admission aux télégraphes à Dijon. Dans sa lettre d'inscription au concours, il explique qu'il a été au bureau central de Saigon et a « géré différents bureaux de l'intérieur de la colonie tous pourvus d'appareil morse. » Admis, il est nommé surnuméraire le 30 mars 1874 et en 1875, après un autre concours, il est définitivement intégré au corps des télégraphes. Il est toujours bien noté, apprécié pour son « caractère très doux, très conciliant, très dévoué à son service. » En 1876 il est nommé à Kampot, où, depuis le 18 mai 1872, a été commencée, sous la tutelle de Garcerie, la ligne devant relier Phnom Penh à Kampot et Kampot à Hatien.