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L'HOMME

Le Myre de Vilers

Né à Vendôme, Le Myre de Vilers entre à l'Ecole navale en 1849. Il quitte la marine en 1861 pour poursuivre une carrière dans l'administration. Sous-préfet puis préfet, il devient le premier gouverneur civil de la Cochinchine en 1879. De 1886 à 1893 il est ministre résident à Madagascar. Il est l'instigateur du traité du 3 octobre 1893 avec le Siam. Elu député de la Cochinchine aux élections de 1889, 1893 et 1898, il quitte la vie politique en 1902. L'amitié entre Pavie et Le Myre est très forte. C'est lui qui en 1879 pousse Pavie sur les routes du Cambodge décelant peut-être en lui l'explorateur qu'il allait devenir. C'est grâce à lui aussi que Pavie devient vice-consul à Luang Prabang. Le Myre de Vilers est donc tout naturellement le premier à recevoir une lettre de Pavie dès son arrivée dans la capitale laotienne. S'ensuit toute une correspondance, toujours remplie de reconnaissance. « Je n'ai rien de particulier à vous dire sinon que je travaille de toutes mes forces et que je n'ai qu'un but, vous voir content de votre œuvre. J'aime tant ces pays que je ne saurais vous dire à quel point je vous suis reconnaissant de m'avoir choisi pour marcheur et homme d'avant garde ».

Pavie n'en voudra pas à Le Myre de Vilers de son attitude prudente lors de la signature du traité du 3 octobre 1893 avec le Siam. Jusqu'au bout, l'amitié reste respectueuse, mais sans tache. A la mort de la femme de Le Myre de Vilers Pavie écrit :  « Que je regrette de n'être pas à Paris en ce moment pour vous aller tenir un peu de compagnie ! ce grand malheur vous arrive au moment où vous souffrez toutes les angoisses de la guerre ; c'est un véritablement gros chagrin pour nous de ne pouvoir adoucir autrement que par nos vœux et condoléances la peine dont vous souffrez. Personne plus que nous ne saurait être désireux de soulager votre douleur et d'apporter quelque adoucissement aux soucis que vous devez avoir en de pareilles circonstances. Pensez à nous si vous avez besoin d'un peu de calme après une si grande épreuve nous serons bien touchés si en venant vers nous vous nous montrez le cas que vous faites de notre respectueuse amitié et me donnez l'occasion de vous témoigner un peu de la reconnaissance dont je suis rempli pour celui qui fut l'auteur de ma carrière et dont je suis si fier d'être le respectueux ami ».